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À Oppède, Le café-bistrot Les Poulivets conserve l’âme du village.

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J’aime les cafés-bistrots de village, ceux dans lesquels on s’arrête au petit bonheur la chance, à midi, poussé par la faim. On n’en attend généralement pas des merveilles, alors c’est un vrai plaisir quand on y découvre une cuisine généreuse et des patrons accueillants. À Oppède, Le café Les Poulivets est une de ces trouvailles. Ambiance.

 

Il faudrait les classer au patrimoine historique français, nos bistrots. Le large miroir derrière le bar, la grande machine à expresso, le carrelage des années 60, le long zinc et les chaises Thonet sont les signes reconnaissables entre mille qui attirent aussi bien l’esthète du vernaculaire que le petit papé du coin de la rue, qui viennent prendre l’apéritif sous le regard bienveillant du patron qui essuie les verres, au fond du comptoir des Poulivets. « Un lieu de vie qu’on ne voulait pas voir disparaître », disent en cœur Nathalie Calvo et Christian Molinas. En 2006, ces deux enfants du pays décident de rénover le vieux café, pas résolus à regarder se désertifier le village. En 2008, ils sont le premier établissement à être classé « Bistrot de Pays » en Vaucluse, rejoignant le mouvement né dans le département voisin. Pour faire partie du réseau, quelques conditions : travailler des produits frais et locaux, cuisiner sur-place et fait-main, et organiser plusieurs événements par an. Le couple adhère immédiatement à la philosophie ; un cousin maraîcher, des amis vignerons et le boucher d’Oppède, voilà qui suffira à éviter de trop fréquenter la grande distribution professionnelle. Ils embauchent un cuisinier, Philippe, qui réussit à concilier produits de qualité et prix doux.

 

Et depuis 2009, le café connaît un joli succès auprès d’une clientèle aussi sympathique que diversifiée. Touristes de passage, nouveaux arrivants, jeunes artisans dynamiques et anciens du village composent la clientèle des Poulivets. Une douzaine de plats à la carte, le classique aïoli et les moules-frites le samedi, on ne demande pas mieux si c’est bon ! Pour moi, ce sera le plat du jour, une joue de porc sauce grand-mère, avec un verre d’AOC Ventoux, suivie d’une tarte figue-poire maison. Au milieu de la terrasse couverte de feuillage, trône un monumental platane, qui crève la verrière et nous prodigue une ombre bénéfique. Un café, l’addition, et on palabre agréablement entre quasi-habitués. L’âme des petits villages de Provence, il faut la chercher dans les petits cafés comme Les Poulivets !

Café Les Poulivets, à Oppède
Restauration le midi uniquement
Tel : 04 90 05 88 31
Plus d’info

Texte et photographies Pierre Marilly pour ADT

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